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<p>GONG Information</p><p>Journal du patriote guadeloupĂ©en</p><p><br>Un peuple qui dĂ©cide de se gouverner est un peuple qui entreprend de se critiquer et de s’organiser.</p><p><br>Groupe d’organisation Nationale de la Guadeloupe</p><p><br>ÉDITORIAL</p><p><br>149Ăšme anniversaire de la naissance de Karl Marx, l’immortel</p><p><br>Au moment oĂč les rĂ©visionnistes, trahissant l’Ɠuvre de Marx, s’attaque dĂ©sespĂ©rĂ©ment Ă  tous les rĂ©vol­utionnaires consĂ©quents, le devoir de ceux-ci est d’étudier et d’approfondir d’avantage l’Ɠuvre de notre grand guide Karl Marx.</p><p>&nbsp;</p><p>Nous publions en guise d’éditorial quelques courts extraits de l’Ɠuvre de Marx qui est et restera toujours juste et toujours universelle.</p><p><br>«&nbsp; À chaque Ă©tape de l’évolution, Ă  chaque moment, la tactique du prolĂ©tariat doit tenir compte de cette dialectique objectivement inĂ©vitable de l’histoire de l’humanitĂ©&nbsp;: d’une part, en mettant Ă  profit les Ă©poques de stagnation politique, c’est-Ă -dire de dĂ©veloppement dit «&nbsp;paisible&nbsp;», avançant Ă  pas de tortue, pour accroĂźtre la conscience, la force et la combativitĂ© de la classe d’avant-garde&nbsp;; d’autre part, en orientant tout ce travail vers le «&nbsp;but final&nbsp;» de cette classe et en la rendant capable de remplir pratiquement de grande tĂąche­s dans les grandes journĂ©es «&nbsp;qui concentrent en elles vingt annĂ©es&nbsp;». Deux thĂšses de Marx sont particuliĂšrement importantes Ă  cet Ă©gard. L’une, dans la MisĂšre de la philosophie, concerne la lutte Ă©conomique et les organisations Ă©conomiques du prolĂ©tariat&nbsp;; l’autre, dans le Manifeste du Parti Communiste, est relative aux tĂąches politiques du prolĂ©tariat. La premiĂšre est ainsi Ă©noncĂ©e&nbsp;: «&nbsp; La grande industrie concentre dans un seul endroit une foule de gens inconnus les unes aux autres. La concurrence les divise d’intĂ©rĂȘts commun qu’ils ont contre leur maĂźtre, cet intĂ©rĂȘt commun qu’ils ont contre leur maĂźtre, les rĂ©unit dans une mĂȘme pensĂ©e de rĂ©sistance coalisation
 Les coalitions, d’abord isolĂ©es, se forment en groupes, et, face au capital toujours rĂ©uni, le maintien de l’association devient plus important pour eux que celui du salaire
 Dans cette lutte vĂ©ritable guerre civile se rĂ©unissent et se dĂ©veloppent tous les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă  une bataille Ă  venir. Une fois arrivĂ©e Ă  ce point lĂ , l’association prend un caractĂšre politique.&nbsp;» Nous avons ici le programme et la tactique de la lutte Ă©conomique et du mouvement syndical pour des dizaines d’annĂ©es, pour toute la longue pĂ©riode de prĂ©paration des forces du prolĂ©tariat «&nbsp;Ă  une bataille Ă  venir&nbsp;». Il faut rapprocher de cela les nombreuses indications de Marx et Engels, fondĂ©es sur l’expĂ©rience du mouvement ouvrier anglais, qui montrent comment la «&nbsp;prospĂ©ritĂ©&nbsp;» industrielle suscite des tentatives d’«&nbsp;acheter le prolĂ©tariat&nbsp;» (Correspondance, t.I, p.136), de le dĂ©tourner de la lutte&nbsp;; comment cette prospĂ©ritĂ© en gĂ©nĂ©ral «&nbsp;dĂ©moralise les ouvriers&nbsp;» (II, 218)&nbsp;; comment le prolĂ©tariat anglais «&nbsp;s’embourgeoise&nbsp;» - «&nbsp;la nation la plus bourgeoise entre toutes&nbsp;» (la nation anglaise) «&nbsp;semble vouloir finalement possĂ©der Ă  cĂŽtĂ© de la bourgeoisie une aristocratie bourgeoise et un prolĂ©tariat bourgeois&nbsp;» (II, 290)&nbsp;; comment son «&nbsp;Ă©nergie rĂ©volutionnaire&nbsp;» disparaĂźt (III, 124)&nbsp;; comment il faut attendre plus ou moins longtemps «&nbsp;que les ouvriers anglais se dĂ©barrassent de leur apparente contamination bourgeoise&nbsp;» (III, 127) comment l’«&nbsp;ardeur des chartistes&nbsp;» fait dĂ©faut au mouvement des ouvrier anglais (1866;III,305)&nbsp;; comment les leaders ouvriers anglais deviennent une sorte de type intermĂ©diaire « entre le bourgeois radical et l’ouvrier&nbsp;» (allusion Ă  Holyoake, IV, 209)&nbsp;; comment, en raison du monopole de l’Angleterre et tant que ce monopole subsistera, «&nbsp;il n’y aura rien Ă  faire avec les ouvriers anglais&nbsp;» (IV, 433). La tactique de la lutte Ă©conomique, en rapport avec la marche gĂ©nĂ©rale (et avec l’issue) du mouvement ouvrier, est examinĂ©e ici d’un point de vue remarquablement vaste, universel, dialectique et authentiquement rĂ©volutionnaire.</p><p>Le Manifeste du Parti communiste a Ă©noncĂ© le principe fondamental du marxisme en ce qui concerne la tactique de la lutte politique&nbsp;; «&nbsp;Ils (les communistes) combattent pour les intĂ©rĂȘts immĂ©diats de la classe ouvriĂšre, mais
 dĂ©fendent
 en mĂȘme temps l’avenir du mouvement.&nbsp;» Partant de lĂ , Marx soutint en 1848 le parti de la «&nbsp;rĂ©volution agraire&nbsp;» de Pologne, «&nbsp;c’est-Ă -dire le parti qui fit en 1846 l’insurrection de Cracovie&nbsp;». En 1848-1849, Marx soutint la dĂ©mocratie rĂ©volutionnaire extrĂȘme en Allemagne et ne revint jamais sur ce qu’il avait dit alors Ă  propos de la tactique. Il considĂ©rait la bourgeoisie allemande comme un Ă©lĂ©ment «&nbsp;enclin depuis le dĂ©but Ă  trahir le peuple&nbsp;» (seule l’alliance avec la paysannerie aurait pu permettre Ă  la bourgeoisie d’arriver entiĂšrement Ă  ses fins) «&nbsp;et Ă  passer un compromis avec le reprĂ©sentant couronnĂ© de la vielle sociĂ©tĂ©&nbsp;».</p><p>(Extrait du livre de LĂ©nine&nbsp;: Marx-Engels-Marxisme)</p><p><br>&nbsp;</p><p>DOCTRINE-IDÉOLOGIE</p><p><br>&nbsp;</p><p>À PROPOS DU RÔLE DES INTELLECTUELS GUADELOUPÉENS DANS LA LUTTE DE LIBÉRATION NATIONALE</p><p><br>&nbsp;</p><p>En Guadeloupe, les connaissances intellectuelles jouissent d’une grande faveur. Par extension les masses laborieuses attribuent un grand prestige aux intellectuels. Cet Ă©tat de fait a permis toutes sortes d’abus et de manƓuvres aussi subtiles que malhonnĂȘtes. Trop nombreux sont les intellectuels GuadeloupĂ©ens, qui forts de la confiance des masses paysannes et ouvriĂšres ont abusĂ© de cette confiance pour les tromper. Le pouvoir colonial a toujours su provoquer et utiliser ces trahisons.</p><p>Notre devoir est de tout faire pour empĂȘcher ces trahisons et amener les intellectuels GuadeloupĂ©ens Ă  servir leur patrie. Autrement, ils seront dĂ©noncĂ©s impitoyablement.</p><p>Pour mieux comprendre l’importance du rĂŽle des intellectuels dans la sociĂ©tĂ© GuadeloupĂ©enne, et pour dĂ©gager ce qui caractĂ©rise la sociĂ©tĂ© GuadeloupĂ©enne sur cette question, nous allons faire appel Ă  un bref rappel historique.</p><p>AprĂšs 1848 et l’abolition de l’esclavage, la promotion, par l’instruction devint le but d’un grand nombre de GuadeloupĂ©ens. En effet, les anciens esclaves deviendront vite des salariĂ©s ou des colons partiaires, et la nouvelle «&nbsp;libertĂ©&nbsp;» consiste surtout dans l’obligation pour le GuadeloupĂ©en de vendre sa force de travail aux anciens maĂźtres. Une proportion faible d’anciens esclaves parviendra Ă  accĂ©der Ă  la propriĂ©tĂ© de petites parcelles. C’est l’origine des petits propriĂ©taires. Pour tous les autres, l’instruction reste une porte ouverte
 Ă  condition de pouvoir y accĂ©der et le nombre d’enfants scolarisĂ©s est faible.</p><p>En gravissant toute l’échelle des diffĂ©rents Ă©tablissements scolaires, Ă©cole, lycĂ©e, facultĂ©, certains purent atteindre Ă  force de travail, des fonctions sociales Ă©levĂ©es et rĂ©servĂ©es jusque lĂ  aux «&nbsp;maĂźtres&nbsp;».</p><p>Vers 1850 la plupart des Ă©coles Ă©taient aux mains des religieux. Un trĂšs petit nombre de GuadeloupĂ©ens (issu essentiellement des classes possĂ©dantes) pouvaient bĂ©nĂ©ficier de l’enseignement. Les GuadeloupĂ©ens mĂšnerons alors des luttes victorieuses pour imposer l’enseignement public
 et la scolarisation complĂšte. Ce n’est que tout rĂ©cemment que le taux de scolarisation primaire a atteint 90&nbsp;%.</p><p>Cependant toutes ces luttes seront influencĂ©es par les luttes rĂ©publicaines en France. En quelques dizaines d’annĂ©es se constitue toute une couche d’intellectuels, fonctionnaires de tous les services (et instituteurs en particuliers). La conquĂȘte des professions libĂ©rales sera plus longue Ă  achever, et il en est de mĂȘme pour les cadres supĂ©rieurs de l’administration de la colonie. Pour y parvenir il faudra l’affaiblissement et le retrait des «&nbsp;blancs pays&nbsp;» et surtout la politique concertĂ©e du pouvoir colonial.</p><p>Le colonialisme a toujours cherchĂ© Ă  dĂ©tachĂ© les couches les plus aisĂ©es, des masses populaires pour empĂȘcher qu’elles ne se joignent aux luttent revendicatives des masses, et pour les employer Ă  paralyser ces justes luttes des lasses exploitĂ©es. Cette action ne s’est jamais dĂ©mentie en ce qui concerne les intellectuels. AprĂšs l’abolition de l’esclavage, la sociĂ©tĂ© GuadeloupĂ©enne comprendra de nombreux artisans. L’évolution monopolistique de l’état colonialiste français provoquera leur ruine. Ils seront remplacĂ©s par de gros importateurs ou des grands (Prisunic). Seuls les intellectuels demeureront l’image de la rĂ©ussite&nbsp;: ce seront les meilleurs fils, les plus capables. Mais ce n’est qu’une apparence. À la vĂ©ritĂ©, cette rĂ©ussite n’est possible que grĂące au colonialisme et elle ne profite en rien aux masses de travailleurs.</p><p>La confiance des masses et la bienveillance intĂ©ressĂ©e du pouvoir colonial allaient rapidement permettre aux intellectuels de jouer un rĂŽle politique considĂ©rable.</p><p>Les uns se mettront au service des gros propriĂ©taires fonciers et des monopoles sucriers, de CANDACE Ă  DESSOUT en passant par SATINEAU, la Guadeloupe n’a cessĂ© de fournir au pouvoir colonial des serviteurs zĂ©lĂ©s.</p><p>La grande majoritĂ© des intellectuels demeura sensible aux revendications des diffĂ©rentes catĂ©gories de travailleurs GuadeloupĂ©ens. Nous avons dit Ă  propos de la lutte pour l’enseignement laĂŻque que les intellectuelles GuadeloupĂ©ens Ă©taient influencĂ©s pas les luttes des rĂ©publicains Français. Cette caractĂ©ristique ira en se renforçant sans cesse jusqu’à nos jour. Face aux privilĂšges exhorbitants des gros propriĂ©taires fonciers et des monopoles sucriers, qui contrĂŽlaient directement la colonie et le gouverneur, les intellectuels guadeloupĂ©ens suivis par les ouvriers et les paysans qui leurs faisaient confiance lancĂšrent le mot d’ordre d’assimilation. Cette assimilation devait amener en principe l’extension des lois sociales conquises par les ouvriers Français en 1936 et en 1946. Elle signifiait des avantages encore plus directes pour les fonctionnaires puisque s’ajoutait Ă  tous les avantages sociaux, une amĂ©lioration du rĂ©gime des CongĂ©s en France. Mais cet aspect de la question Ă©tait secondaire, l’aspect principal Ă©tait la nĂ©gation complĂšte et dĂ©finitive de l’existence de la nation GuadeloupĂ©enne.</p><p>Alors que les intellectuels GuadeloupĂ©ens voyaient l’aspect secondaire, le pouvoir colonial a vu l’aspect principal, il continue d’opprimer notre nation, et il se paie le luxe vingt ans aprĂšs le vote de la loi d’assimilation d’accorder au compte goutte les avantages sociaux promis par cette loi.</p><p>Pourquoi les intellectuels GuadeloupĂ©ens ont ils commis cette erreur&nbsp;? L’une des principales raisons est que nos intellectuelles ne sont en fait que des techniciens, des gens instruits dans leur spĂ©cialitĂ©. Ils n’ont jamais Ă©tĂ© capables d’analyser la rĂ©alitĂ© GuadeloupĂ©enne en relation avec leur travail. Ce sont de bons professeurs d’Anglais ou de MathĂ©matiques de bons mĂ©decins, de bons avocats
 Français.</p><p>Aucun effort n’a jamais Ă©tĂ© fait pour adapter les techniques apprises en France aux rĂ©alitĂ©s GuadeloupĂ©ennes. Nous ne connaissons pas d’ouvrage important sur la rĂ©alitĂ© mĂ©dicale en Guadeloupe. Sur la rĂ©alitĂ© juridique, les habitudes juridiques, la jurisprudence. Et pour cause, nos intellectuels sont des techniciens assoiffĂ©s de prestige et de gains rapides.</p><p>Cet Ă©tat de fait est la consĂ©quence de la distance qui sĂ©pare les travailleurs intellectuels GuadeloupĂ©ens des masses paysannes et ouvriĂšres.</p><p>Les intellectuels et en particulier les membres des professions libĂ©rales se sentent proches de la bourgeoisie. En fait la distance qui les sĂ©pare d’elle est assez grande&nbsp;: ils ne possĂšdent pas les moyens de production et le capital ni le pouvoir de direction.</p><p>Certains intellectuels ont choisi le clan de la bourgeoisie qui est liĂ©e directement Ă  l’existence du pouvoir colonial. D’autre penchent vers les masses travailleuse. Mais leur attitude n’est pas ferme. Leur analyse de la situation GuadeloupĂ©enne n’est pas correcte et juste. Ils adoptent le point de vue suivant, Ă©mis par des Ă©trangers Ă  notre patrie&nbsp;: les guadeloupĂ©ens ont peu d’attrait pour les mĂ©tiers techniques et scientifiques, surtout sans le cadre agricole. Ce serait lĂ  purement et simplement une sĂ©quelle de l’esclavage. Les paysans et ouvriers GuadeloupĂ©ens croient cela parce qu’ils constatent que la situation matĂ©rielle des fonctionnaires bureaucrates et autres intellectuelles est bien meilleur que le leur. Mais les intellectuelles eux devaient comprendre que le vĂ©ritable responsable est le colonialisme qui empĂȘche tout dĂ©veloppement industriel dans une colonie, et ne dĂ©veloppe jamais la formation de techniciens de l’industrie. Quand aux rares emplois techniques existant dans l’agriculture, ils sont confiĂ©s Ă  des Ă©trangers.</p><p>L’inexistence d’établissement technique complet est une illustration Ă©clatante de la politiques d’enseignement colonialiste.</p><p>L’absence d’ouvriers qualifiĂ©s et d’un prolĂ©tariat organisĂ© a conduit les intellectuels qui dirigeaient le mouvement progressiste Ă  prendre la direction du seul parti qui s’est voulu prolĂ©tarien. Vingt ans aprĂšs la crĂ©ation de la FĂ©dĂ©ration de la Guadeloupe du Parti Communiste Français, il n’y a pas de changement et ce parti n’a pas voulu former des cadres ouvriers, malgrĂ© sa mutation en P.C.G.</p><p>Les intellectuels qui se dirigent sont restĂ©s attachĂ©s Ă  l’esprit rĂ©publicain français. Ils n’ont pas voulu prendre&nbsp;: «&nbsp;le virage nationaliste&nbsp;». La vogue nationaliste a Ă©tĂ© lancĂ©e par des intellectuelles et en particulier des Ă©tudiants Ă  PARIS. Forts de cette primautĂ© certains intellectuels allant des progressistes jusqu’au trotskyste prĂ©tendent vouloir garder la direction du mouvement de libĂ©ration nationale. Nous disons que cela n’est pas juste, qu’une telle ligne conduit Ă  l’échec. L’enseignement que nous fournissent les grandes grĂšves historiques en Guadeloupe est significatifs&nbsp;:</p><p>- les grandes grĂšves des ouvriers agricoles des plantations sucriĂšres des annĂ©es 45 Ă  50 n’aboutirent qu’à de ridicules augmentation de salaires n’atteignant jamais le minimum vital. Une orientation politique nationaliste qui Ă©tait refusĂ©e par la direction des intellectuels petits-bourgeois du P.C.G. aurait permis d’autres rĂ©sultats.</p><p>- la grande grĂšve des fonctionnaires de 1953 qui opposa les fonctionnaires GuadeloupĂ©ens au pouvoir colonial et aux fonctionnaires coloniaux français avait un caractĂšre nationaliste, les dirigeants des syndicats de fonctionnaires n’ont pas pu exploiter le potentiel de cette grĂšve car ils Ă©taient coupĂ©s des masses. Ils insistaient sur les avantages Ă©conomiques Ă  obtenir uniquement par rapport aux fonctionnaires coloniaux.</p><p>Au dĂ©part les fonctionnaires comptĂšrent surtout sur l’appui et l’alliance des fonctionnaires progressistes français exerçant Ă  la Guadeloupe
 C’était lĂ  une grave erreur qui tendait Ă  nier l’appartenance de classe des cadres coloniaux qui sont d’abord soumis au pouvoir colonialiste. Les dirigeants des syndicats sentant venir l’échec essayĂšrent d’obtenir le soutien l’appui des ouvriers. Cette tentative Ă©choua. En effet, les fonctionnaires n’ont jamais cessĂ© de profiter des avantages financiers accordĂ©s par le pouvoir colonial pour accroĂźtre leurs privilĂšges par rapport aux masses ouvriĂšres et paysannes, et pour augmenter leur mĂ©pris envers les masses.</p><p>Nous savons d’autre part que l’échec du Front Antillo-Guyanais aprĂšs sa dissolution fut principalement dĂ» Ă  la prĂ©tention de quelques intellectuels Ă  diriger la rĂ©volution Ă  eux seuls de façon antidĂ©mocratique et malhonnĂȘte.</p><hr><p><i>! EN COURS D'ÉDITION !</i></p>