Files

136 lines
6.8 KiB
Markdown
Raw Permalink Normal View History

# Session 3 — Pipeline d'assets
**Date :** 2026-07-27 · **Livrable :** deux pipelines, un par filière.
## Porte de sortie
| Critère | Cible | Mesuré |
|---|---|---|
| Assets non validés dans le build | 0 | **0** — le pipeline refuse les 39 médias non validés ✅ |
| Assets de filière B dans une épreuve | 0 | refusé par `validate:data`, prouvé par `test:porte` ✅ |
| Reproductibilité des seeds | deux exécutions identiques | **vérifié avec `PYTHONHASHSEED` différent** ✅ |
| Poids par image | ≤ 200 Ko | AVIF 1200 px à **106 Ko**, 800 px à **79 Ko**, 480 px à **36 Ko** ✅ |
| Appels réseau au runtime | 0 | les médias sont rapatriés au build, jamais chargés depuis Commons ✅ |
| Compositing sur média SA ou NC | 0 | refusé par `validate:data` ✅ |
## Filière A — `npm run fetch:medias`
Rapatrie les photographies **validées** depuis Commons, les encode en AVIF et WebP à trois
largeurs (480, 800, 1200), et inscrit `fichier_local` dans les données.
Deux raisons de ne pas pointer vers les URLs de Commons dans le jeu : le projet s'interdit
toute requête tierce au runtime, et un jeu qui doit fonctionner hors ligne ne peut pas
dépendre d'un serveur distant.
Le script **ne télécharge que ce qui est validé**. Aujourd'hui : 0 traité, 39 ignorés. Le
pipeline ne contourne pas la porte, il la respecte.
Vérifié sur une copie de travail, sans toucher aux données réelles : source de 256 Ko →
106 Ko en AVIF 1200 px, 36 Ko en 480 px. La qualité baisse d'un cran tant que le budget de
200 Ko est dépassé.
ImageMagick est une dépendance **système**, pas un paquet npm : l'outil existe sur la
machine de build et n'a rien à faire dans le bundle.
## Filière B — `tools/assets/comfyui_client.py`
Client ComfyUI en bibliothèque standard seule, hors bundle, avec son `requirements.txt`.
**Les trois défauts du pack d'origine sont corrigés**, et le premier est le plus grave :
le pack calculait ses seeds avec `hash()`, randomisé à chaque exécution depuis Python 3.3,
tout en vendant l'argument « même seed = même style ». Ses seeds ne l'étaient pas.
Remplacé par `zlib.crc32`. Prouvé empiriquement : deux processus lancés avec des
`PYTHONHASHSEED` différents produisent exactement les mêmes valeurs.
`copy.deepcopy` remplace `json.loads(json.dumps(...))`. Et `rembg` reste commenté dans
`requirements.txt` avec l'avertissement qui manquait : le paquet est sous MIT, **les poids
du modèle ne le sont pas nécessairement**.
## Ce qui reste
Le plan d'assets et les workflows ComfyUI ne sont pas écrits : ils dépendent de choix
graphiques qui appartiennent au porteur, et générer du décor avant d'avoir un jeu jouable
serait mettre la charrue avant les bœufs.
---
## Addendum — pipeline confronté au ComfyUI réel
Le porteur a ouvert l'accès à son instance (`127.0.0.1:8188`, ComfyUI 0.27.1, deux GPU
AMD). Le pipeline a donc été exécuté pour de vrai, pas simulé.
### Reproductibilité prouvée — après correction d'un test qui ne prouvait rien
**Images bit-identiques**, `sha256 b7007a7a1088cb359a06ddaaff358e92…`, sur deux exécutions
séparées par un **vidage du cache**. Workflow de référence : `workflows/decor-sdxl.json`
(SDXL 1.0, 1024×576, 20 pas, dpmpp_2m/karras).
Le mot « après vidage du cache » est tout le sujet, et il a failli manquer.
Ma première vérification lançait simplement le même plan deux fois et comparait les
empreintes. Le porteur ayant indiqué où ComfyUI écrit ses images, le dossier de sortie a pu être
inspecté : **un seul
fichier y figurait** alors que deux exécutions avaient été lancées.
ComfyUI met en cache le résultat d'un graphe identique. Ma « deuxième exécution » n'avait
donc rien recalculé — elle avait relu la première. Comparer deux empreintes dans ces
conditions ne mesure que le bon fonctionnement du cache.
Après `POST /free`, une exécution authentique a produit `decor_00002_.png`, bit-identique
au premier. **La conclusion était juste ; la méthode ne l'était pas.**
Le test est désormais un mode de l'outil, pas une manipulation à la main :
```bash
python3 comfyui_client.py --workflow workflows/decor-sdxl.json \
--plan plan-assets.json --reproductibilite
```
Il génère, vide le cache, régénère et compare. Un test de reproductibilité qui ne vide pas
le cache est un test qui se ment à lui-même.
### Deux défauts de mon propre client, révélés par le réel
1. **Le prompt négatif était concaténé au prompt positif** — travers hérité du pack. Sur
SDXL, cela revient à demander au modèle de produire ce qu'on voulait exclure. Il a
désormais son propre nœud.
2. **Les images n'étaient pas rapatriées.** Elles restaient dans le dossier de sortie de
ComfyUI, et le manifeste référençait des chemins inexistants. Ajout de `recuperer()`
via `/view`.
Un pipeline qu'on n'exécute pas est un pipeline qu'on croit correct.
### Krea 2 — disponible, mais trois questions à trancher
Deux choses portent ce nom sur la machine, et elles n'ont rien à voir :
| | ce que c'est | état |
|---|---|---|
| `krea2_turbo_nvfp4.safetensors` | poids locaux, chargés par `UNETLoader` | **nvfp4 = format FP4 NVIDIA Blackwell**, sur deux GPU AMD : très probablement inexploitable |
| `Krea2ImageNode` | nœud `api_node: True`, catégorie `partner/image/Krea` | **appel à un service tiers payant** |
Le workflow transmis est au format *interface* (`nodes`, `links`, `widgets_values`) et non
au format API que consomme `/prompt`. Sa conversion bute sur le champ `model`, de type
`COMFY_DYNAMICCOMBO_V3`, dont la forme sérialisée ne se devine pas sans risque.
**Trois points à trancher par le porteur** avant de câbler Krea 2 :
1. **Export au format API.** Dans ComfyUI : menu → *Save (API Format)*. C'est le seul
format que `/prompt` accepte, et il lève toute incertitude sur le champ `model`.
2. **Doctrine.** `Krea2ImageNode` envoie les prompts à un serveur tiers. C'est toléré parce
que la génération a lieu **au build**, jamais au runtime (playbook P2) — mais c'est un
écart au « zéro service tiers » qui mérite d'être inscrit, pas subi.
3. **Licence des sorties.** Les conditions d'utilisation de Krea déterminent ce qu'on a le
droit de faire des images produites. Tant qu'elles ne sont pas vérifiées, ces images ne
peuvent pas être publiées sous CC BY-SA 4.0 avec le reste du contenu (ADR 0001).
En attendant, SDXL 1.0 en local reste le workflow par défaut : aucun coût, aucune donnée
qui sort de la machine, et une reproductibilité démontrée.
### Réserve sur le rendu
Le fond produit est graphiquement juste — aplats, angles nets, aucun texte, aucun visage —
mais sa palette tire vers l'orange-rouge, plus chaude que la charte OKI (noir profond, or,
vert, rouge en ponctuation). À reprendre en session 6 si ces fonds sont retenus.