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<title>GONG - Groupe d'Organisation Nationale de la Guadeloupe</title>
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<h1 class="title is-1">GONG</h1>
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<p class="subtitle has-text-weight-bold">Groupe d'Organisation Nationale de la <strong>Guadeloupe</strong></p>
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<h1 class="title is-3"><a class="js-modal-trigger charte-modal" data-target="modal-charte">LA CHARTE DU GONG</a></h1>
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<h2 class="title is-5"><a class="js-modal-trigger orientation-modal" data-target="modal-orientation">ORIENTATION ET STRATEGIE DE LA LUTTE REVOLUTIONNAIRE DU PEUPLE GUADELOUPEEN</a></h2>
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<p class="subtitle is-6 is-uppercase"><q><i>La résistance à l'oppression est un droit naturel</i></q> L. DELGRES</p>
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<p class="modal-card-title has-text-centered">LA CHARTE DU GONG <br> Juin 1963</p>
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<p>
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Ces dernieĢres anneĢes eĢcouleĢes ont vu l'effondrement quasi geĢneĢral du systeĢme colonial dans le monde.
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Avec l'accession de l'AlgeĢrie aĢ l'indeĢpendance, apreĢs la libeĢration des pays de l'Afrique Noire,
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l'empire colonial français s'est presque eĢvanoui.
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Tout preĢs de la Guadeloupe, le renversement de la dictature sanglante de Batista par le glorieux peuple cubain,
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la transformation de Cuba en un eĢtat libre et socialiste, l'accession des Antilles sous domination britannique
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aĢ l'autonomie et aĢ l'indeĢpendance a ouvert la voie au mouvement de deĢcolonisation au sein meĢme de la CaraiĢbe.
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</p>
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Les ex-colonies, fortes de leur digniteĢ et de leur souveraineteĢ retrouveĢes, sont entreĢes avec enthousiasme
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dans la voie de leur deĢveloppement eĢconomique et social, beĢneĢficiant de lāaide des autres eĢtats plus deĢveloppeĢs ou des organismes internationaux.
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Ces nouveaux EĢtats jouent sur le plan international un roĢle dont l'importance n'eĢchappe aĢ personne.
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</p>
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<p>
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Cependant, la Guadeloupe, ainsi que les quatre autres Ā«deĢpartements d'Outre-merĀ», continue aĢ subir le joug colonial français.
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</p>
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<p>
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Les adaptations successives apporteĢes aĢ la politique dite dāassimilation ne peuvent plus masquer cette eĢvidence.
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C'est pourquoi, le colonialisme français, dans un dernier sursaut de nostalgie, essaie de tout mettre en Åuvre pour conserver ce dernier carreĢ de la colonisation.
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</p>
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<p>
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MalgreĢ tout, il s'est deĢveloppeĢ durant ces dernieĢres anneĢes, un veĢritable courant pour l'autonomie dans tous les milieux guadeloupeĢens.
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Mais ce courant n'a pu jusqu'aĢ preĢsent constituer une force organiseĢe capable de briser le joug colonialiste.
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</p>
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<p>
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Les faiblesses du mouvement autonomiste sur le plan pratique reĢsultent du fait que l'eĢlite politique nāa pas eĢteĢ capable de s'unir
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pour offrir des perspectives claires et nettes au peuple, que les partis politiques existants n'ont pas su toujours se deĢgager de la gangue eĢlectoraliste
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et des habitudes importeĢes par la domination française et envisager hardiment l'avenir et enfin parce que le travail systeĢmatique et neĢcessaire d'eĢducation
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et d'organisation des masses nāa pas eĢteĢ convenablement fait. Tout cela s'explique par le fait que la question de la libeĢration politique de la Guadeloupe
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ne s'est jamais poseĢe comme une lutte eĢvolutive de libeĢration nationale.
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</p>
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<p>
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L'analyse objective de toutes ces consideĢrations eut au cours des deux anneĢes eĢcouleĢes pour conseĢquence d'insuffler aux diffeĢrents courants autonomistes
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qui sporadiquement se manifestaient dans la capitale française un enthousiasme nouveau, geĢneĢrateur d'objectifs bien deĢfinis et de moyens de lutte ineĢdits.
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Ce fut donc dans l'euphorie geĢneĢrale que naquit ce qu'il eĢtait convenu d'appeler le Front Antillo-Guyanais. Cependant lāobjectiviteĢ nous commande d'affirmer que,
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l'impossibiliteĢ pour cette organisation de se relever d'une part, aĢ la suite de la mesure de dissolution qui la frappait et de se deĢvelopper d'autre part,
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deĢcoule de l'esprit de clocher voisin de l'autoritarisme qui preĢsidait aux deĢcisions essentielles, d'un manque de structuration organique, et enfin de divergences
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ideĢologiques sur la conception meĢme du devenir respectif des pays inteĢresseĢs.
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</p>
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<p>
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Si les taĢtonnements et les indeĢcisions eĢtaient ineĢvitables en fonction meĢme des conditions dans lesquelles le probleĢme de l'autonomie se trouvait et se trouve encore
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poseĢ leur perpeĢtuation pourrait, aĢ treĢs breĢve eĢcheĢance, plonger la Guadeloupe dans les plus terribles calamiteĢs.
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</p>
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<p>
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DeĢjaĢ la deĢteĢrioration cumulative de la situation en Guadeloupe pose de façon non eĢquivoque l'urgence de la mise en place des solutions adeĢquates.
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Elle pose en meĢme temps et dramatiquement la neĢcessiteĢ dāune mobilisation geĢneĢrale de tous les GuadeloupeĢens pour la prise en main du destin de leur pays.
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</p>
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<p>
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C'est pour toutes ces raisons, et profondeĢment peĢneĢtreĢs du roĢle qu'il leur appartient de jouer dans lāeĢvolution de la Guadeloupe,
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qu'un certain nombre de GuadeloupeĢens, pour la plupart :
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<ul>
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<li>
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- Jeunes intellectuels en deĢbut de carrieĢre ;
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</li>
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<li>
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||
- Ćtudiants en fin dāeĢtudes ;
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</li>
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<li>
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- Travailleurs, ont deĢcideĢ de creĢer une organisation en vue de tout mettre en Åuvre pour :
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</li>
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<li>
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- ReĢaliser la reĢvolution politique, eĢconomique et sociale de en Guadeloupe ;
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</li>
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<li>
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||
- Construire une Guadeloupe nouvelle, souveraine et heureuse. Cette organisation prendra
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la deĢnomination de Groupe d'organisation nationale de la Guadeloupe (G.O.N.G.) (..)
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</li>
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</ul>
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</p>
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<h3 class="title is-5 mt-5">1. LE DROIT DU PEUPLE GUADELOUPEEN A DISPOSER DE LUI-MEĢME.</h3>
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<p>
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Le droit aĢ lāautodeĢtermination est un droit inalieĢnable et imprescriptible reconnu aĢ tous les peuples et expresseĢment notifieĢ par la Charte des Nations unies.
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Les GuadeloupeĢens constituent un peuple majeur diffeĢrent du peuple français. CommunauteĢ stable d'hommes avec un territoire propre, une histoire propre, une culture,
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une formation psychique, une langue (en dehors du français), une mentaliteĢ, des inteĢreĢts eĢconomiques, des meurs, des besoins et des aspirations fondamentaux propres,
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ils constituent aujourdāhui une nation en pleine gestation certes, mais dont les composantes sont suffisamment nettes pour qu'elle revendique tous ses droits.
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</p>
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<p>
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Il ne peut s'agir ici d'une minoriteĢ nationale pouvant s'inteĢgrer aĢ un ensemble national (français) plus grand. Il nāy a ici rien de comparable avec les exigences propres
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aux minoriteĢs nationales telles qu'on les rencontre en Corse, en Alsace, ou en Bretagne par exemple.
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</p>
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<p>
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II en reĢsulte que :
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</p>
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<h3 class="title is-5 mt-5">2. LA GUADELOUPE A LE DROIT A LA PLEINE SOUVERAINETE NATIONALE</h3>
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<p>
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C'est un principe constant sur lequel on ne saurait transiger quand bien meĢme le peuple guadeloupeĢen
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consentirait aĢ hieĢrarchiser les eĢtapes par lesquelles ineĢluctablement il atteindrait son objectif final.
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</p>
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<p>
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Cette revendication du reste, bien que refleĢtant forceĢment les conditions objectives et subjectives
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qui la deĢterminent aĢ un moment donneĢ, s'inscrit en conseĢquence dans un cadre national.
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</p>
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<p>
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La lutte du peuple guadeloupeĢen pour le triomphe de ses aspirations est par conseĢquent une lutte aĢ caracteĢre national
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pour laĢ raison meĢme que ces aspirations sont le reflet dāun deĢsir encore plus ou moins conscient de libeĢration du joug oppresseur.
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</p>
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<h3 class="title is-5 mt-5">3. LA LUTTE POUR CE DROIT EST UNE LUTTE JUSTE.</h3>
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<p>
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Elle s'inscrit dans le grand courant de deĢcolonisation qui constitue l'eĢveĢnement historique fondamental de notre eĢpoque.
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</p>
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<p>
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Des conditions favorables existent aujourd'hui pour engager et mener aĢ bien une telle lutte. Elles sont aĢ la fois externes et internes :
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1. Externes.
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La deĢsagreĢgation geĢneĢrale du systeĢme colonial depuis la fin de la DeuxieĢme Guerre mondiale fait qu'aujourd'hui
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les plus petits pays encore coloniseĢs ont le droit de preĢtendre eux aussi rejeter le joug colonial.
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</p>
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<p>
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<ul>
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<li>
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- La condamnation ferme de l'O.N.U. du colonialisme et sa reĢsolution tendant aĢ la libeĢration de tous les pays coloniseĢs dans le courant de 1963.
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</li>
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<li>
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- Lāaccession du Tiers Monde aĢ la souveraineteĢ nationale et internationale.
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</li>
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<li>
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- Lāexistence du camp socialiste qui groupe plus du tiers de la population du globe et qui milite en faveur de l'eĢmancipation des peuples sous tutelle.
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</li>
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</ul>
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</p>
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<p>
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Enfin l'accession reĢcente de l'AlgeĢrie (nagueĢre Ā«deĢpartements françaisĀ») aĢ l'indeĢpendance de meĢme que la transformation politique opeĢreĢe
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||
dans les Antilles britanniques et la marche triomphante de la reĢvolution cubaine en deĢpit de tous les mauvais coups de ses adversaires impeĢrialistes,
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sont de nature aĢ haĢter l'eĢvolution politique en Guadeloupe.
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</p>
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<p>
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II. Internes.
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<p>
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Ces conditions sont aĢ la fois objectives et subjectives :
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</p>
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<p>
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La preuve est faite que le systeĢme d'appartenance aĢ la France ne saurait reĢsoudre les probleĢmes speĢcifiques de la Guadeloupe
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car il existe un antagonisme fondamental entre les inteĢreĢts des travailleurs et consommateurs guadeloupeĢens d'une part et les inteĢreĢts
|
||
des trusts monopolistes français d'autre part qui deĢtiennent aĢ la fois, la terre, les moyens de production et de transport, le commerce et lāadministration.
|
||
Il est de plus en plus acquis dans les plus larges couches que les probleĢmes guadeloupeĢens ne peuvent eĢtre reĢsolus que par la prise en main par
|
||
le peuple guadeloupeĢen de tous les leviers de commande de la vie politique, eĢconomique et sociale des travailleurs est indissolublement lieĢe aĢ la lutte
|
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pour la souveraineteĢ nationale ; ces deux objectifs forment, naturellement un tout qu'il est impossible de dissocier.
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</p>
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<p>
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<ul>
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<li>
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- Le cheminement progressif de l'ideĢe autonomiste au sein des masses laborieuses.
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</li>
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<li>
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- Le deĢsinteĢressement significatif du peuple guadeloupeĢen pour tout ce qui concerne la politique française,
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marqueĢ notamment par un absenteĢisme important des eĢlecteurs lors du dernier reĢfeĢrendum et des eĢlections leĢgislatives
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||
(preĢs de 60 010 d'abstention en deĢpit du bourrage massif et frauduleux des urnes organiseĢ sous le patronage officiel).
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</li>
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<li>
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||
- Enfin le fait le plus deĢterminant est encore l'engagement total de la jeunesse quelle que soit son origine sociale,
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||
et singulieĢrement de la grande masse des eĢtudiants dans la lutte pour l'eĢmancipation politique.
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||
</li>
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||
</ul>
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||
</p>
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||
<h3 class="title is-5 mt-5">4. NEĢCESSITEĢ D'UNE LUTTE REĢVOLUTIONNAIRE</h3>
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<p>
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La revendication du peuple guadeloupeĢen est une revendication nationale.
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Elle vise avant tout aĢ transformer l'eĢtat de choses existant dans ce qu'il a de plus fondamental et de plus essentiel.
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Il sāagit de transformer radicalement la Guadeloupe, de creĢer une Guadeloupe libre et socialiste conformeĢment aux exigences de notre temps,
|
||
aux aspirations et aux besoins les plus impeĢratifs de notre peuple.
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</p>
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<p>
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||
La politique d'adaptation ou de reĢformes qui ne touchent pas aux structures en place deĢbouche fatalement sur une impasse. Elle releĢve de la deĢmagogie.
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</p>
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<p>
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||
C'est donc une veĢritable reĢvolution qu'il faut reĢaliser en Guadeloupe. (...)
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</p>
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<h3 class="title is-5 mt-5">6. LES OBJECTIFS DE LA REĢVOLUTION</h3>
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<p>
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Il reĢsulte de l'analyse faite plus haut que la ReĢvolution doit amener neĢcessairement la Guadeloupe aĢ la pleine souveraineteĢ.
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</p>
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<p>
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||
Le mot d'ordre d'autonomie a constitueĢ une eĢtape neĢcessaire dans le processus de libeĢration ideĢologique de la Guadeloupe
|
||
s'il a tenu compte des conditions subjectives lieĢes dāune part aux difficulteĢs de poser de façon concreĢte le probleĢme,
|
||
aĢ un certain complexe sur les possibiliteĢs d'avenir d'une Guadeloupe totalement eĢmancipeĢe et, d'autre part, aĢ certains sentiments,
|
||
d'attachement pour la France, aujourdāhui ce mot d'ordre paraiĢt insuffisant ou insuffisamment expliciteĢ en raison du fait meĢme que
|
||
lāideĢe a largement peĢneĢtreĢ dans les masses et que, pris en lui-meĢme, le mot d'autonomie couvre un champ trop vaste d'interpreĢtations.
|
||
</p>
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<p>
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||
Pour reĢpondre aux aspirations de notre peuple et apporter des solutions conformes aux exigences de notre temps,
|
||
la ReĢvolution devra neĢcessairement deĢboucher sur un reĢgime de deĢmocratie.
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||
</p>
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||
<p>
|
||
Tout cela implique donc deux impeĢratifs fondamentaux de la ReĢvolution :
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<ul>
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<li>
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||
1 °) Accession de la Guadeloupe aĢ la pleine souveraineteĢ ;
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</li>
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||
<li>
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||
2° Ćtablissement en Guadeloupe d'un reĢgime de deĢmocratie populaire.
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||
</li>
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</ul>
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||
</p>
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||
<p>
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||
<strong>La pleine souveraineteĢ nationale</strong> <br>
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||
La lutte reĢvolutionnaire aĢ pour objectif de soustraire la Guadeloupe aĢ la tutelle coloniale et aĢ toute tutelle eĢtrangeĢre.
|
||
Les GuadeloupeĢens veulent construire leur destin aĢ l'exemple de tous les autres peuples et non subir un destin qu'on leur impose ;
|
||
cela implique l'eĢdification de la Guadeloupe en un eĢtat souverain dirigeĢ par:
|
||
</p>
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||
<p>
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<ul>
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<li>
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||
1. Une assembleĢe leĢgislative eĢlue par le peuple ;
|
||
</li>
|
||
<li>
|
||
2. Un gouvernement reĢvolutionnaire appuyeĢ sur le peuple et controĢleĢ par lui.
|
||
</li>
|
||
</ul>
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
Ces deux pouvoirs deĢtenant les attributs de la souveraineteĢ nationale.
|
||
</p>
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||
<p class="pt-3">
|
||
<strong>Rapports avec la France</strong> <br>
|
||
La destruction des structures coloniales, -lāaccession aĢ la pleine souveraineteĢ, signifient l'eĢtablissement de nouveaux rapports
|
||
entre lāancienne meĢtropole et la Guadeloupe. Seule l'issue de la lutte deĢterminera le caracteĢre de ces nouveaux rapports.
|
||
</p>
|
||
<p class="pt-3">
|
||
<strong>La Guadeloupe dans la CaraiĢbe</strong> <br>
|
||
La Guadeloupe, de par sa situation meĢme, est aĢ vocation caraiĢbe. Le peuple, dans sa grande majoriteĢ,
|
||
est sensible aĢ tout ce qui se passe dans la CaraiĢbe et dans l'AmeĢrique latine ; les progreĢs de la reĢvolution cubaine sont suivis avec un inteĢreĢt croissant
|
||
par les masses laborieuses. C'est la conjonction des divers colonialismes français, britannique, hollandais, espagnol et ameĢricain qui a dresseĢ
|
||
l'artificielle barrieĢre qui existe entre les diffeĢrents peuples de la CaraiĢbe.
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
Une des taĢches essentielles de la ReĢvolution sera de combattre cette barrieĢre et de faciliter le rapprochement entre les diffeĢrents pays de la CaraiĢbe.
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
A l'eĢgard de nos freĢres de la Martinique et de la Guyane, la ReĢvolution adoptera une attitude de solidariteĢ agissante et fera tout pour faciliter le mouvement vers l'uniteĢ.
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
En deĢpit des speĢcificiteĢs propres aĢ chacun des pays, de nombreuses raisons rapprochent ces trois pays et singulieĢrement la Guadeloupe et la Martinique. Il est eĢvident que
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
<ul>
|
||
<li>
|
||
- Dans l'immeĢdiat : une solidariteĢ eĢtroite dans la lutte, une entente conjointe sur les objectifs ainsi qu'une coordination de faction
|
||
ne pourront que renforcer le mouvement d'eĢmancipation dans ces pays et haĢter le moment de leur libeĢration ;
|
||
</li>
|
||
<li>
|
||
- Pour l'avenir : une coopeĢration eĢtroite de ces pays dans tous les domaines, politique, eĢconomique, culturel, ne pourra que consolider
|
||
le devenir respectif de chacun d'eux et faciliter leur eĢdification en Ćtats modernes.
|
||
</li>
|
||
</ul>
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
En tout eĢtat de cause, la construction en commun, l'eĢtablissement de liens organiques entre ces pays ne peuvent eĢtre possible
|
||
et efficaces que s'ils sont reĢaliseĢs par des peuples devenus libres et que si, une fois libeĢreĢs, ils s'engagent dans des voies deĢmocratiques semblables.
|
||
C'est pourquoi nous ne pouvons souscrire d'ores et deĢjaĢ aĢ telle ouĢ telle forme d'union, car ce serait eĢtablir un preĢalable qui pourrait par la suite
|
||
se reĢveĢler dangereux pour le devenir respectif de ces pays, dans la mesure ouĢ il pourrait faire le jeu de l'impeĢrialisme dans la pratique.
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
Entre la dilution au sein dāun groupement vague niant l'originaliteĢ,
|
||
les besoins et les aspirations respectifs de chaque partie et le confinement dans un particularisme national, eĢtroit et chauvin,
|
||
il y a assureĢment la place pour une en- tente profonde et durable.
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
Les aspirations aĢ l'uniteĢ se situent dans une perspective historique juste.
|
||
Elles traduisent le besoin de libeĢration des masses, leur deĢsir de mettre le maximum de forces en mouvement pour briser tous les obstacles aĢ leur promotion.
|
||
Pour faire avancer vers l'uniteĢ, il ne suffit plus aujourdāhui de se reĢfeĢrer seulement aĢ des facteurs subjectifs.
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
Ā«L'uniteĢ entre des, pays distincts est une Åuvre gigantesque qui doit se poser dans le cadre d'options ideĢologiques, politiques et eĢconomiques communes
|
||
correspondant aux inteĢreĢts des masses populairesĀ».
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
Ouverture sur le monde <br>
|
||
Un des facteurs non neĢgligeable de notre deĢveloppement est la possibiliteĢ pour notre pays de beĢneĢficier de l'aide technique et financieĢre des autres pays du monde.
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
C'est pourquoi, en matieĢre de politique eĢtrangeĢre, la Guadeloupe doit jouir d'une liberteĢ d'action.
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
C'est pourquoi la Guadeloupe doit pouvoir se faire repreĢsenter aupreĢs des principaux organismes internationaux.
|
||
</p>
|
||
<p>
|
||
L'argument reĢpandu selon lequel la libeĢration politique des Antilles transformerait ces pays en bases militaires au service d'un bloc, ne reĢsiste pas aĢ l'examen.
|
||
Il est directement inspireĢ par les colonialistes qui visent, en speĢculant sur la volonteĢ pacifiste de nos peuples, aĢ mobiliser ta sensibiliteĢ antillaise au service
|
||
de leurs inteĢreĢts et aĢ prolonger la tutelle coloniale.
|
||
</p>
|
||
<p class="pt-3">
|
||
<strong>Un reĢgime deĢmocratique et populaire</strong>. <br>
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La prise en main par notre peuple de ses propres affaires suppose lāorientation de la ReĢvolution vers un reĢgime deĢmocratique et populaire ;
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dire l'union consciente de toute les couches de la population pour la construction de la Guadeloupe dans le cadre des principes socialistes.
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</p>
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<p>
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Le but primordial de la ReĢvolution doit eĢtre la transformation radicale du systeĢme eĢconomique actuel de profit en une eĢconomie de besoins: la satisfaction des besoins essentiels du peuple.
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<p>
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Seule une perspective socialiste peut creĢer les conditions adeĢquates aĢ cette transformation. L'eĢdification de la Guadeloupe en Ćtat moderne, la reĢsolution efficace des probleĢmes,
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le triomphe contre les obstacles de toutes sortes et les immenses difficulteĢs ne seront possibles que dans le cadre d'un reĢgime qui permet l'initiative, la vigilance et le controĢle du peuple.
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</p>
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<p>
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Le deĢveloppement acceĢleĢreĢ du sens de la responsabiliteĢ collective est en l'occurrence facteur de progreĢs et gage de succeĢs.
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</p>
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Les trois objectifs suivants constituent les principes fondamentaux de la ReĢvolution en matieĢre eĢconomique :
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<ul>
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<li>
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1 - ReĢforme agraire assurant le controĢle du peuple sur la proprieĢteĢ foncieĢre et sur la production agricole ;
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</li>
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<li>
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2 - Refonte du commerce ;
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</li>
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<li>
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3 - Industrialisation, source d'activiteĢs nouvelles et d'utilisation du potentiel humain de travail ;
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</li>
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<li>
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4 - La planification scientifique et deĢmocratique seule capable d'assurer le deĢveloppement harmonieux, proportionneĢ et rapide de l'eĢconomie
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dans tous ses secteurs (agriculture, industrie, commerce, transport, peĢche, etc.) constituera le principe essentiel, le moteur qui permettra d'atteindre dans toute leur ampleur ces objectifs.
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</li>
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</ul>
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</p>
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<h3 class="title is-5 mt-5">7. LES CONDITIONS DU SUCCEĢS</h3>
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Telles sont dans leurs grandes lignes les conditions de l'eĢmancipation de notre pays.
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</p>
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<p>
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Telles sont dans leurs grandes lignes les conditions de l'eĢmancipation de notre pays.
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Jamais les chances de succeĢs nāont eĢteĢ si grandes ; il faut savoir les saisir. Ā«La force du mouvement national est fonction du degreĢ de participation
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aĢ ce mouvement de vastes couches de la nation, du proleĢtariat et de la paysannerieĀ». Toutes les difficulteĢs, toutes les oppositions, toute reĢsistance du colonialisme,
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seront rapidement balayeĢes quand le peuple aura compris la neĢcessiteĢ de s'unir sur la base de ces principes pour briser le cadre dāune domination triseĢculaire.
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</p>
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<p class="pt-3">
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LE G.O.N.G. - AdopteĢ en AssembleĢe geĢneĢrale - juin 1963
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</p>
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</section>
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<footer class="modal-card-foot">
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<button class="button">Fermer</button>
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</footer>
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<div id="modal-orientation" class="modal">
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<div class="modal-card">
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<header class="modal-card-head">
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<p class="modal-card-title has-text-centered">ORIENTATION <br> ET <br> STRATEGIE <br> DE LA LUTTE <br> REVOLUTIONNAIRE <br> DU PEUPLE <br> GUADELOUPEEN</p>
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<button class="delete" aria-label="close"></button>
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</header>
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<section class="modal-card-body has-text-justified">
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<p>
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Au cours de la journeĢe d'eĢtude du 1er mai, en preĢsence de repreĢsentants de l'AGEC, de l'A.A.C.,
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le bureau provisoire a deĢbattu des voies et moyens et du programme d'activiteĢs de lāanneĢe 1963.
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||
ConsideĢrant l'extreĢme importance de connaiĢtre concreĢtement pourquoi nous voulons notre libeĢration,
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||
comment nous entendons mener notre lutte, nous avons deĢcideĢ de poser quelques conclusions fondamentales qui doivent constituer
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l'option politique et strateĢgique du militant du G.O.N.G. Nous ne pouvons aller de l'avant si nous ne tombons pas tous d'accord
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sur l'attitude politique aĢ observer, la meĢthode d'action de lutte aĢ appliquer.
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</p>
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<p>
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L'adoption de ce rapport engagera clairement tous les militants et sera leur constante reĢfeĢrence jusqu'aĢ
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l'intervention de donneĢes exceptionnelles capables de modifier le processus de notre lutte.
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</p>
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<p>
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Un examen treĢs approfondi aĢ porteĢ sur les questions suivantes:
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<p>
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<ul>
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<li>
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1 - Lutte de masse et lutte de classe.
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</li>
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<li>
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2 - Lutte de masse en tant que moyen de lutte reĢvolutionnaire.
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</li>
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<li>
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||
3 - La lutte reĢvolutionnaire armeĢe
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</li>
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<li>
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||
4 - La violence libeĢratrice.
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</li>
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<li>
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5 - Les exemples de lutte de libeĢration nationale.
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</li>
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<li>
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||
6 - Les possibiliteĢs concreĢtes de la lutte en Guadeloupe.
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</li>
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<li>
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||
7 - La voie reĢvolutionnaire de la Guadeloupe.
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</li>
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<li>
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||
8 - L'eĢtablissement du programme d'action du G.O.N.G.
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</li>
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</ul>
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</p>
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<p class="my-3">
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Voici les conclusions qui ont eĢteĢ deĢgageĢes.
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</p>
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<p class="has-text-weight-bold">
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Des points 1 et 2 : DE LA LUTTE DE MASSE EN TANT QUE MOYEN DE LUTTE DE LIBERATION NATIONALE.
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</p>
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<p>
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La lutte de masse est l'entreĢe en action des plus larges couches de la population dans
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une mobilisation geĢneĢrale pour le triomphe d'une revendication bien deĢfinie.
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Elle est baseĢe en pays sous-deĢveloppeĢ sur la recherche du mieux eĢtre et l'aspiration aĢ la digniteĢ.
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</p>
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<p>
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La lutte de masse peut eĢre le reĢsultat de lāorganisation d'une alliance temporaire comportant des avantages
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immeĢdiats pour les deux partis : la classe ouvrieĢre et paysanne dans une socieĢteĢ avanceĢe d'un coĢteĢ et la bourgeoisie de lāautre.
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||
En ce qui concerne la Guadeloupe, la lutte de masse doit eĢtre le reĢsultat de lāorganisation des diffeĢrentes cateĢgories sociales
|
||
mobiliseĢes sur un theĢme unitaire : la revendication nationale, un statut d'Ćtat souverain associeĢ avec un programme reĢvolutionnaire
|
||
qui doit tenir compte essentiellement des inteĢreĢts de l'ensemble de la population et en premier lieu des paysans et ouvriers constituant la force motrice de la reĢvolution.
|
||
Car l'analyse dialectique permet d'affirmer que la contradiction principale est celle qui existe entre les cateĢgories sociales du peuple dans son entier et le colonialisme
|
||
et l'impeĢrialisme français. La reĢsolution de cette contradiction constitue le caracteĢre national de notre lutte de libeĢration. Des contradictions internes entre les inteĢreĢts
|
||
de diverses cateĢgories sociales existent, elles doivent tendre vers une solution acceptable pour tous, vers une responsabiliteĢ de plus en plus eĢlargie aux couches
|
||
les plus nombreuses de la population guadeloupeĢenne. La reĢsolution de ces contradictions internes meneĢes sous le nom de la lutte de classe constitue le caracteĢre deĢmocratique
|
||
de notre lutte. Dans une strateĢgie geĢneĢrale, la lutte pour la DeĢmocratie doit neĢcessairement eĢtre meneĢe en meĢme temps que la lutte de libeĢration. Elle ne doit pas bloquer le travail
|
||
d'organisation nationale; bien comprise, elle ne saurait eĢtre invoqueĢe pour rejeter les cadres nationaux capables d'apporter qualitativement et quantitativement un seĢrieux appoint aĢ
|
||
notre lutte.
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</p>
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<p>
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||
Chaque responsable, chaque militant doit tenir compte de cette attitude politique dans leĢ travail dāunification et d'organisation politiques.
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||
Nous faisons noĢtre cette appreĢciation de Staline : Ā«La force du mouvement national est fonction du degreĢ de participation des vastes couches de la nation,
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||
du proleĢtariat et de la paysannerieĀ»: et cāest lāoccasion de rappeler avec Mao le roĢle des jeunes intellectuels et eĢtudiants militant au G.O.N.G.
|
||
Ils doivent aller aux masses paysannes et ouvrieĢres pour les mobiliser et les organiser selon ces principes. Ils seront jugeĢs, eĢvalueĢs non sur leurs connaissances
|
||
livresques et techniques mais sur leur capaciteĢ aĢ s'inteĢgrer au peuple, aĢ mener une action concreĢte, aĢ reĢaliser une taĢche deĢfinie dans le sens de cette orientation de lutte.
|
||
Ćduquer, mobiliser, organiser, voilaĢ la ligne aĢ suivre.
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</p>
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<p class="has-text-weight-bold mt-3">
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POSITION SUR UN DES MOYENS DE LUTTE DE MASSE : <br>
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LE SUFFRAGE UNIVERSEL.
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</p>
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<p>
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Le suffrage universel doit eĢtre consideĢreĢ comme une arme du peuple; il l'utilise pour la deĢfense de sa revendication nationale, pour exprimer aĢ la face du monde,
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||
par le choix d'un ou plusieurs repreĢsentants authentiques, sa .volonteĢ de faire aboutir le programme deĢfendu. Tout repreĢsentant eĢlu deĢmocratiquement doit obligatoirement
|
||
avoir pour taĢche de combattre le systeĢme de deĢpendance et de faire de l'agitation pour le changement de statut politique. Dans les conditions deĢmocratiques de vote,
|
||
le peuple doit participer aux eĢlections, exprimer sa volonteĢ, du moment que ces eĢlections vont dans le sens de ses inteĢreĢt, et qu'il a la garantie du respect de ses suffrages.
|
||
Cependant il est aĢ noter que dans le rapport actuel des forces, le colonialisme se sert le plus souvent du geste eĢlectoral du GuadeloupeĢen pour cautionner, graĢce aĢ la fraude
|
||
et aĢ la force policieĢre, les fantoches qui servent son inteĢreĢt. Le peuple doit refuser d'aller aux urnes chaque fois qu'il s'agit d'une mascarade organiseĢe par le colonialisme,
|
||
sous le joug de ses forces armeĢes. Bien plus, il doit supprimer le moyen dāoppression par un boycott systeĢmatique et organiseĢ de telle sorte que cette action devienne
|
||
un eĢveĢnement politique positif pour sa lutte de libeĢration nationale. Dans le cas d'une eĢlection globale devant deĢcider de l'avenir politique du peuple guadeloupeĢen
|
||
la position du G.O.N.G. est que la participation aux urnes ne sera valable que si toutes les garanties sont reĢunies par un controĢle neutre et international.
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</p>
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<p>
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||
Nous voyons que lāensemble de la lutte reĢvolutionnaire ne saurait tendre ni uniquement, ni principalement aĢ faire eĢlire des repreĢsentants
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||
chargeĢs de faire de l'agitation et de poser dans les formes constitutionnelles du MaiĢtre de la Revendication Nationale.
|
||
Nous constatons que les actuels Ā«mal eĢlusĀ» ne pourront aĢ aucun moment preĢtendre neĢgocier au nom du peuple guadeloupeĢen.
|
||
Nous constatons que tant que l'arme du suffrage universel ne sera pas controĢleĢe par le peuple, l'eĢlectoralisme doit eĢtre liquideĢ
|
||
en tant que moyen de lutte reĢvolutionnaire de libeĢration nationale.
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||
</p>
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<p class="has-text-weight-bold mt-3">
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Des points 3 et 4 : <br>
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LUTTE REVOLUTIONNAIRE ARMEE VIOLENCE LIBERATRICE
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</p>
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<p>
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Tout le monde admet que le passage de la lutte politique aĢ la lutte armeĢe constitue un tournant extreĢmement grave et important pour le salut national.
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LeĢnine nous enseigne l'insurrection doit sāappuyer sur l'essor reĢvolutionnaire des masses et non sur un complot.
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||
L'histoire nous enseigne que le colonialisme ne recule que devant des actions de force aĢ l'eĢchelle du peuple opprimeĢ.
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</p>
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<p>
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La force doit s'entendre aussi bien dans le sens mateĢriel que moral. Elle se traduit par les rapports existant entre les avantages et les faiblesses des parties opposeĢes.
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</p>
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<p>
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Tenant compte des luttes des peuples qui se sont libeĢreĢs du joug du colonialisme, des conditions speĢcifiques de la lutte en Guadeloupe,
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||
le G.O.N.G. admet la violence libeĢratrice speĢcifique comme moyen inteĢgreĢ de notre lutte de libeĢration nationale.
|
||
Mais nous preĢcisons lāaction terroriste au stade actuel ne ferait que deĢfavoriser notre cause. Nous devons aĢ tout prix eĢviter lāextermination de nos forces naissantes.
|
||
Les interventions armeĢes ne peuvent, en aucun cas, eĢtre deĢclencheĢ avant que le peuple, soutien logistique de la ReĢvolution, ne les ait admises et rendues possibles.
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||
L'analyse breĢve et comparative des forces nous montre : l'adversaire est avantageĢ sur les points suivants :
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</p>
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<p>
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<ul>
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<li>
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- et la qualiteĢ et la quantiteĢ des armes,
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</li>
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<li>
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- les forces de reĢpression bien entraiĢneĢes,
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</li>
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<li>
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||
- un sens eĢleveĢ de lāorganisation,
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</li>
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||
<li>
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- une propagande largement orchestreĢe aĢ l'inteĢrieur comme aĢ l'exteĢrieur.
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</li>
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</ul>
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||
Nos avantages :
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<ul>
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<li>
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- Notre cause est juste.
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</li>
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</ul>
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||
Nous luttons contre l'oppression politique, eĢconomique, sociale, pour le droit de nous diriger nous-meĢmes Ā«souveraineteĢ nationaleĀ».
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<ul>
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<li>
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||
- L'ensemble de notre population est d'accord pour un changement de statut.
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</li>
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<li>
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- La lutte se passera en tout premier lieu sur un sol ouĢ vit un peuple qui en a une parfaite connaissance et soutient ses fils.
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</li>
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<li>
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||
- Le soutien international des peuples libeĢreĢs du colonialisme et des peuples du camp socialiste.
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</li>
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<li>
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- Les contradictions internes de l'impeĢrialisme.
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</li>
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</ul>
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||
Notre faiblesse sur le plan mateĢriel apparaiĢt clairement.
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||
Il faut noter que ces avantages du camp colonialiste portent sur des points secondaires dans une eĢvaluation dialectique correcte,
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||
le passage de lāeĢtat d'infeĢrioriteĢ initiale aĢ lāeĢtat de supeĢrioriteĢ finale est possible, car noĢtre force est, elle,
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||
capable de se deĢvelopper plus vite sur les points essentiels au cours meĢme de la lutte :
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<ul>
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<li>
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||
- participation des larges masses aĢ la lutte de libeĢration,
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||
</li>
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<li>
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||
- Soutien de plus en plus large de l'opinion internationale.
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</li>
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</ul>
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</p>
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<p>
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Ainsi apparaiĢt une notion fondamentale aĢ retenir, notre strateĢgie de lutte de libeĢration doit eĢtre envisageĢe sous l'angle
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d'une reĢsistance de longue dureĢe. Toute conception neĢe de l'āimpatience visant aĢ enlever une victoire rapide serait une grave erreur et devrait eĢtre combattue.
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</p>
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<p>
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C'est aĢ une VICTOIRE POLITIQUE que doivent tendre toutes nos forces.
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</p>
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<p>
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Pourquoi victoire politique ? Toute lutte aboutit neĢcessairement aĢ une neĢgociation, elle que nous visons doit entraiĢner
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||
des conseĢquences telles que le colonialisme se trouvera objectivement dans l'incapaciteĢ de poursuivre son Åuvre d'exploitation
|
||
et de domination, des conseĢquences telles que notre destin soit assureĢ par notre responsabiliteĢ. D'ouĢ cette notion fondamentale de penser
|
||
la strateĢgie d'organisation du peuple comme une lutte de construction nationale. En reĢsumeĢ, abattre l'impeĢrialisme, preĢparer les structures organisationnelles
|
||
d'une Guadeloupe libre, souveraine, moderne, heureuse. Nous voyons que les conditions de succeĢs de notre lutte reĢvolutionnaire anti-colonialiste, anti-impeĢrialiste,
|
||
de libeĢration et de construction nationales sont preĢciseĢment l'existence d'un mouvement puissant et agissant. Ā«La reĢvolution est impossible sans lutte nationale geĢneĢraliseĢeĀ».
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</p>
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||
<p class="has-text-weight-bold mt-3">
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Point 5 : DES EXEMPLE DE LUTTE DE LIBEĢRATION NATIONALE.
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</p>
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<p>
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Nous savons que chaque reĢvolution, chaque lutte de libeĢration nationale est dans chacun des cas,
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||
un pheĢnomeĢne unique, propre telle eĢpoque historique, aĢ tel pays c'est-a-dire aux conditions politique, eĢconomique et physique du peuple qui meĢne la lutte,
|
||
cependant, nous affirmons que toutes les reĢvolutions confirment la loi fondamentale suivante : Ā«Il ne suffit pas, pour que laĢ reĢvolution ait lieu,
|
||
que les masses exploiteĢes et opprimeĢes soient conscience de l'impossibiliteĢ de vivre comme autrefois et reĢclament le changement.
|
||
Il faut, pour que la reĢvolution ait lieu, que les exploiteurs, les colonialistes et leurs suppoĢts ne puissent pas vivre et gouverner comme autrefoisĀ».
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||
</p>
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<p>
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||
Nous deĢcidons, non pas de mener la lutte reĢvolutionnaire de la manieĢre du VIETNAM, de CUBA ou de l'ALGERIE,
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||
mais de beĢneĢficier de leur expeĢrience de la lutte de libeĢration, de leur aide, de leurs apports positifs a la lutte mondiale de deĢcolonisation.
|
||
</p>
|
||
<p class="has-text-weight-bold mt-3">
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||
Points 6 et 7 : POSSIBILITEĢ CONCREĢTE DE LA LUTTE. <br>
|
||
VOIR REVOLUTIONNAIRE EN GUADELOUPE
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</p>
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Sur le plan politique :
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L'analyse des forces politiques et sociales montre que les forces autonomistes A.G.E.G, P.G.G., M.D.A.,
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||
syndicats, personnaliteĢs progressistes, n'ont pu jusquāaĢ preĢsent reĢaliser Lā'UNITEĢ POLITIQUE sur la base dāune lutte de libeĢration nationale,
|
||
et sur Un programme minimum aĢ contenu social et eĢconomique entraiĢnant l'adheĢsion du peuple.
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||
</p>
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<p>
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||
Mais des possibiliteĢs concreĢtes dāUNITE se deĢgagent. LāA.G.E.G., force nationale offre des possibiliteĢs concreĢtes
|
||
d'organiser la jeunesse guadeloupeĢenne sur une base nationale. Elle a adopteĢ le mot d'ordre Ā«UNITE ET ORGANISATIONĀ» du peuple.
|
||
Les deĢbats sur le theĢme de l'uniteĢ, ont malgreĢ les divergences ideĢologiques, imposeĢ aĢ tous la lutte de libeĢration nationale, au P.C.G., comme chez le M.D.A.
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</p>
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<p>
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||
Les ouvriers guadeloupeĢens de Paris se regroupent au sein de lāA.G.T.A.G., afin de participer au combat de libeĢration.
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</p>
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||
En Guadeloupe, et aĢ Paris, l'existence de groupes de jeunes reĢvolutionnaires prouve s'il en eĢtait besoin que laĢ crise geĢneĢrale progresse.
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||
Sur le plan de la reĢsistance physique :
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La reĢsistance physique, l'emploi de certaines formes d'actions armeĢes, de la violence speĢcifique, sont dans nos possibiliteĢs.
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||
Car pendant la guerre colonialiste meneĢe au VIETNAM par la France, pendant son combat d'extermination meneĢe contre le peuple AlgeĢrien,
|
||
plusieurs geĢneĢrations de jeunes guadeloupeĢens ont servi contre leurs freĢres coloniaux. Ils ont compris par lāaction,
|
||
par la vue directe que leur position aupreĢs de lāoppresseur eĢtait incompatible avec leur origine, leurs aspirations.
|
||
Ils sont dans la grande majoriteĢ d'accord pour risquer leur vie en pleine conscience, pour leur digniteĢ, leur liberteĢ,
|
||
contre ces meĢmes forces qui les avaient embrigadeĢs d'office.
|
||
</p>
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||
<p>
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||
Mais il existe, aussi bien dans les partis de gauche, dans le camp des eĢtudiants et bien entendu dans les rangs des valets
|
||
et des personnaliteĢs des hommes qui proĢnent un verbalisme reĢvolutionnaire tendant aĢ maintenir nos forces dans un pacifisme garanti.
|
||
Il nous faut combattre ces pacifistes si nous voulons faire avancer lāideĢe dāune lutte reĢelle, il nous faut eĢcarter les obstacles nombreux
|
||
qu'ils accumulent pour repousser indeĢfiniment la reĢalisation des conditions objectives de la lutte de libeĢration nationale.
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</p>
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Notre position est que notre peuple ne se refusera -pas aĢ manier les armes, en avoir pour deĢfendre son droit aĢ la liberteĢ
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apreĢs que son sang ait eĢteĢ preĢleveĢ pour des raisons contraires aĢ son inteĢreĢt. Dans le cas contraire nous meĢriterions notre esclavage.
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</p>
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<p>
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||
La conclusion qui s'impose est que la voie guadeloupeĢenne est celle dāune lutte politique de masse geĢneĢraliseĢe portant sur tous les plans
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et dans tous les domaines, utilisant tous les moyens, y compris les actions armeĢes, la violence speĢcifique, dans la mesure des possibiliteĢs concreĢtes de la GUADELOUPE.
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</p>
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<p>
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||
Voici, condenseĢes, les lignes geĢneĢrales de notre orientation et strateĢgie. Ces lignes sont pour l'instant propulseĢes et appliqueĢes par le G.O.N.G.
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||
Nous espeĢrons qu'elles seront dans leur plus grande part adopteĢes par le mouvement national GUADELOUPEEN.
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</p>
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En ce qui concerne la lutte de masse :
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La phase preĢliminaire dans cette eĢtape preĢ-reĢvolutionnaire actuelle, comporte une preĢparation systeĢmatique, impeĢrieuse,
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intransigeante et acceĢleĢreĢe des cadres reĢvolutionnaires. L'acceĢleĢration de lāhistoire nous impose des mesures d'urgence et
|
||
une reĢduction du temps de maturation. Les militants doivent rapidement apprendre les meĢthodes dāagitation, d'organisation, de mobilisation et de direction.
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</p>
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<p>
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||
Il sāagit de deĢvelopper et de renforcer lāaction pour :
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<ul>
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<li>
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||
- geĢneĢraliser la prise de conscience,
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</li>
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||
<li>
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||
- poser la revendication nationale dans tous les domaines de la vie quotidienne sur les lieux de travail, dans les eĢcoles, les eĢglises,
|
||
les syndicats, les partis poli- tiques, les associations culturelles ou sportives, les socieĢteĢs mutualistes.
|
||
</li>
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<li>
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||
- accroiĢtre l'agitation politique afin de creĢer un eĢtat de tension reĢvolutionnaire par l'eĢdition de tracts, d'affiches, d'inscriptions sur les murs,
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par lāorganisation de meetings, le noyautage de manifestations officielles, placeĢes sous l'eĢgide du systeĢme. CreĢer et multiplier les organisations de masse
|
||
pour la lutte en plein jour. Mais surtout de passer aĢ lāorganisation concreĢte des groupes reĢvolutionnaires, d'organisations nouvelles sur la base des cateĢgories
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des activiteĢs professionnelles en y deĢveloppant l'ideĢologie de la lutte de libeĢration nationale avanceĢe par le G.O.N.G. L'apparition d'organisations suivantes telles que :
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- Syndicat national,
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- Mouvement national de la jeunesse,-
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- Association des artisans et des petits commerçants
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- Union nationale des femmes.
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L'union des paysans de petits planteurs, est certainement la taĢche qui entraĆ®nera la phase du regroupement des forces guadeloupeĢennes
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sous une direction unifieĢe et aĢ forte coheĢsion interne en un vaste Front Uni ou mouvement national de la Guadeloupe.
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<p>Sur la question de la violence :</p>
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Le moment de son entreĢe en sceĢne sera deĢtermineĢ apreĢs une eĢvaluation dialectique de nos forces,
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selon les conditions et les besoins de la lutte. Les militants doivent faire de la propagande pour l'action armeĢe ou de laĢ violence afin de la preĢparer,
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de la rendre possible, puisque nous devons y recourir.
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De toute eĢvidence il faut que les premieĢres conditions soient remplies, ou pres- quāen totaliteĢ pour qu'interviennent :
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- GreĢve geĢneĢrale,
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- Le boycott du commerce et de lāeĢconomie colonialiste,
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- Le boycott de l'administration colonialiste en meĢme temps que la creĢation d'une administration paralleĢle guadeloupeĢenne,
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- le boycott des eĢlections leĢgislatives, geĢneĢrales.
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Les actions armeĢes contre les institutions et corps constitueĢs repreĢsentant concreĢtement la tutelle (preĢfecture, gendarmerie, casernes de C.R.S....)
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La liquidation des traiĢtres, des valets, et des repreĢsentants de la tutelle et l'INSURRECTION.
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Les actions contre les institutions administratives et eĢconomiques, doivent eĢtre politiques et de violence (ex. PreĢceĢdents).
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A l'exteĢrieur :
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Poser de manieĢre systeĢmatique et claire le probleĢme GUADELOUPEEN et notre revendication nationale devant la conscience française.
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EntraiĢner lāaide effective des organisations anti-colonialistes en France par des activiteĢs concreĢtes de soutien en plein jour.
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Utiliser la solidariteĢ agissante des nations sÅurs pour l'obtention dāune aide mateĢrielle financieĢre et technique aĢ la reĢvolution GUADELOUPEENNE.
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DeĢmasquer le gouvernement français devant l'opinion publique internationale quand il preĢtend avoir termineĢ la deĢcolonisation.
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DeĢnoncer les hommes de l'ancien Front Antillo-Guyannais qui volent la repreĢsentativiteĢ de notre peuple aupreĢs des pays du tiers monde,
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les arrivistes guadeloupeĢens lieĢs aĢ ces usurpateurs.
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PreĢparer les techniciens aĢ formation polymorphe pour la lutte armeĢe, les commandos destineĢs aĢ accomplir les taĢches speĢciales de la reĢvolution.
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La mise en route et la reĢussite d'une telle strateĢgie supposent :
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a) Une ligne politique juste : notre revendication de souveraineteĢ nationale est juste; le content social qui sera proposeĢ aĢ notre peuple
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tiendra compte essentiellement de ses inteĢreĢts, et aura un caracteĢre deĢmocratique.
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b) Un bloc unitaire national : notre taĢche d'uniteĢ, d'organisation de tout le peuple est reĢalisable car elle refleĢte un besoin de tous les GuadeloupeĢens.
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c) Un plan de lutte correctement eĢlaboreĢ: l'engagement de tout notre peuple organiseĢ pour se battre sur tous les plans est un gage indeĢniable de succeĢs.
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<h3 class="title is-5 my-5 has-text-centered">«NOUS VAINCRONS»</h3>
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<img src="./img/gong.png">
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<p class="subtitle is-uppercase has-text-weight-bold">
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Rangeons nous sous la bannière du G.O.N.G. pour poursuivre la lutte contre l'impérialisme, contre le colonialisme français et ses valets locaux.
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