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ki-fwi/docs/adr/0005-kreyol-langue-principale.md
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OKIandClaude Opus 5 4f78321195 feat(kreyol): ouvrir la relecture et la prononciation aux locuteurs
Amendement de l'ADR 0005 : la relecture ne repose plus sur un relecteur
unique. La porte ne s'abaisse pas — l'ouverture porte sur qui peut
proposer, jamais sur qui peut valider.

La communauté existait déjà
- Lingua Libre compte 456 enregistrements en kréyòl gwadloupéyen, versés
  sur Commons sous licence libre.
- Trois de nos treize noms y figuraient déjà — gouyav, kénèt, zikak — en
  CC BY-SA 4.0 et AVEC EXACTEMENT NOTRE GRAPHIE. Trois entrées sortent du
  doute par corroboration externe, sans que le projet décide quoi que ce
  soit. La question n'était pas qui trancherait, mais d'aller regarder.
- En regard : 0 lexème Wikidata en gcf, 0 étiquette gcf sur les 13 items.

Modèle de données
- orthographe.statut : a_relire | en_discussion | relu. Un doute signalé
  sans question posée est refusé par le validateur — on ne décourage pas
  le lecteur, on l'appelle. 4 entrées en discussion : ake, medisinye,
  lorye-jonn, pom-dlo.
- noms.variantes_gcf : les usages proposés sont conservés avec leur source
  et leur île, jamais écrasés. Une graphie identique au nom principal est
  refusée comme variante : c'est une corroboration, pas un désaccord.
- audio : source, licence, url_description, locuteur crédité, valide.
  check:audio interroge Lingua Libre et trouve seul les prises existantes.

Porte : 14/14 (5 cas ajoutés sur la langue et la prononciation).

Pis-aller assumé : les 4 questions sont rédigées en français. Les écrire
en kréyòl reviendrait à produire du kréyòl non relu au moment même où l'on
reconnaît ne pas savoir le faire. Leur traduction est la première
contribution demandée.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
2026-07-27 10:40:23 -04:00

6.6 KiB

ADR 0005 — Le kréyòl est la langue principale, norme gwadloupéyenne

  • Statut : accepté ; orthographe en attente de relecture humaine
  • Date : 2026-07-27
  • Session : 0 — cadre et données

Contexte

Le jeu vise à restituer une connaissance qui se transmettait en kréyòl. Traiter le kréyòl comme une traduction du français inverserait le rapport que le projet cherche précisément à rétablir.

Par ailleurs, les orthographes gwadloupéyenne et matinitjée diffèrent sur plusieurs entrées du jeu de données. Les mélanger produirait un contenu que personne ne reconnaît tout à fait comme le sien.

Décision

Le nom kréyòl est le nom de l'entrée

Dans les données, noms.gcf est le nom principal. noms.fr, noms.en et noms.es en sont les traductions. Le schéma rend gcf obligatoire et les autres facultatives — pas l'inverse. C'est un choix politique, pas cosmétique, et il ne s'inverse pas au motif que le français serait « plus pratique » pour l'interface.

Routes

/ sert le kréyòl, /fr/ le français, /en/ l'anglais. Routeur par dossiers avec catalogues JSON, pas de middleware (playbook §5b.7) : les URLs et le prérendu restent sous contrôle total, ce qui est la condition du statique et du hors-ligne.

Attribut lang="gcf" correct partout, y compris sur les fragments kréyòl insérés dans une page française — un nom de fruit prononcé par un lecteur d'écran avec la phonétique française n'est pas le nom du fruit.

Norme orthographique : gwadloupéyenne

Une seule norme pour tout le projet, décidée par le porteur en session 0. Le champ orthographe.norme vaut "gwadloupeyen" sur chaque entrée, et le schéma n'accepte pas d'autre valeur : il est impossible de mélanger les deux normes sans modifier le schéma, donc sans que la décision soit revue.

L'orthographe elle-même n'est pas du ressort de l'agent

Aucune graphie n'est tranchée par un agent de code. Chaque entrée porte :

"orthographe": { "norme": "gwadloupeyen", "statut": "a_relire", "relu_par": null }

statut ne passe à "relu" que par décision d'un locuteur humain nommé. Le validateur refuse toute entrée déclarée publiable dont l'orthographe n'est pas relue, et toute entrée relu sans nom de relecteur.

Les incertitudes constatées sont consignées dans docs/kreyol-a-relire.md — signalées, pas corrigées.

Conséquences

  • Les 13 graphies issues de fruits.seed.json sont toutes non vérifiées à ce stade. La graine elle-même le déclare. Trois incohérences internes ont été relevées entre l'identifiant technique et le nom kréyòl (voir docs/kreyol-a-relire.md) : elles ne sont pas corrigées ici.
  • Les identifiants techniques (id) restent en ASCII sans diacritique — ils servent de nom de fichier et de segment d'URL. Ils ne sont pas une graphie et ne doivent jamais être affichés à l'utilisateur. kowosol est un identifiant ; kowosòl est un nom.
  • Un identifiant ne se renomme jamais après publication : il est dans les URLs, dans la progression stockée en local et dans les liens partagés. Une correction d'orthographe change noms.gcf, jamais id.
  • Chaque entrée doit recevoir un enregistrement audio du nom prononcé par une voix humaine locale. Pas de synthèse vocale : les enfants visés lisent mal le kréyòl écrit, dont l'orthographe leur est peu familière — un jeu qui enseigne les noms kréyòl sans les faire entendre rate sa cible. npm run check:audio tient la liste de ce qui manque.

Amendement du 2026-07-27 — la relecture est ouverte, pas confiée à une seule personne

La rédaction initiale supposait un relecteur qui tranche. C'est une mauvaise façon de traiter une langue vivante : elle transforme un usage collectif en décision individuelle, et elle bloque tout le projet sur la disponibilité d'une personne.

Décision du porteur : la relecture devient participative, sans que la porte ne s'abaisse.

Trois états, pas deux

orthographe.statut accepte désormais :

  • a_relire — personne ne s'est prononcé ;
  • en_discussion — un doute est identifié et posé publiquement, avec sa question ;
  • relu — un locuteur humain nommé a tranché.

Le validateur refuse un statut en_discussion sans question_ouverte renseignée : on ne signale pas un doute sans dire lequel. Un doute sans question décourage le lecteur au lieu de l'appeler. Quatre entrées sont aujourd'hui dans cet état — ake, medisinye, lorye-jonn, pom-dlo.

Les variantes sont conservées, pas arbitrées

Le champ noms.variantes_gcf recueille les formes proposées par des locuteurs, chacune avec sa source et son île. Une variante n'est pas une erreur en attente de correction : c'est un usage attesté. La norme gwadloupéyenne détermine ce qui s'affiche en premier ; elle n'efface pas ce que les gens disent.

Le validateur refuse en revanche qu'une graphie identique au nom principal soit enregistrée comme variante : une confirmation est une corroboration, et gonfler la liste des doutes découragerait ceux qui la lisent.

La prononciation passe par les communs

audio porte désormais source, licence, url_description et valide, et le validateur exige un locuteur crédité, une licence, et une page d'origine pour toute source externe.

Lingua Libre est le canal recommandé, avant l'enregistrement maison : les prises y sont versées sur Commons sous licence libre et servent au Wiktionnaire et aux lexiques, pas seulement à ce jeu. npm run check:audio interroge Lingua Libre automatiquement.

Ce que la mesure a montré

Cet amendement n'est pas théorique. Lingua Libre compte 456 enregistrements en kréyòl gwadloupéyen, et trois de nos treize noms y figurent déjàgouyav, kénèt, zikak — en CC BY-SA 4.0, avec exactement notre graphie. Trois entrées sortent du doute par corroboration externe, sans que le projet ait rien décidé.

Autrement dit : la communauté existait avant nous. La question n'était pas de savoir qui trancherait, mais d'aller regarder.

Ce qui ne change pas

La porte. Une entrée n'est publiable que relu, avec un relecteur nommé. L'ouverture porte sur qui peut proposer, jamais sur qui peut valider.

Point ouvert

Le relecteur de référence n'est pas encore désigné, et les quatre questions ouvertes sont rédigées en français — pis-aller assumé, puisque les rédiger en kréyòl reviendrait à produire du kréyòl non relu au moment même où l'on reconnaît ne pas savoir le faire. Leur traduction est la première contribution demandée dans kreyol-participatif.md.