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OKIandClaude Opus 5 4f78321195 feat(kreyol): ouvrir la relecture et la prononciation aux locuteurs
Amendement de l'ADR 0005 : la relecture ne repose plus sur un relecteur
unique. La porte ne s'abaisse pas — l'ouverture porte sur qui peut
proposer, jamais sur qui peut valider.

La communauté existait déjà
- Lingua Libre compte 456 enregistrements en kréyòl gwadloupéyen, versés
  sur Commons sous licence libre.
- Trois de nos treize noms y figuraient déjà — gouyav, kénèt, zikak — en
  CC BY-SA 4.0 et AVEC EXACTEMENT NOTRE GRAPHIE. Trois entrées sortent du
  doute par corroboration externe, sans que le projet décide quoi que ce
  soit. La question n'était pas qui trancherait, mais d'aller regarder.
- En regard : 0 lexème Wikidata en gcf, 0 étiquette gcf sur les 13 items.

Modèle de données
- orthographe.statut : a_relire | en_discussion | relu. Un doute signalé
  sans question posée est refusé par le validateur — on ne décourage pas
  le lecteur, on l'appelle. 4 entrées en discussion : ake, medisinye,
  lorye-jonn, pom-dlo.
- noms.variantes_gcf : les usages proposés sont conservés avec leur source
  et leur île, jamais écrasés. Une graphie identique au nom principal est
  refusée comme variante : c'est une corroboration, pas un désaccord.
- audio : source, licence, url_description, locuteur crédité, valide.
  check:audio interroge Lingua Libre et trouve seul les prises existantes.

Porte : 14/14 (5 cas ajoutés sur la langue et la prononciation).

Pis-aller assumé : les 4 questions sont rédigées en français. Les écrire
en kréyòl reviendrait à produire du kréyòl non relu au moment même où l'on
reconnaît ne pas savoir le faire. Leur traduction est la première
contribution demandée.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
2026-07-27 10:40:23 -04:00

14 KiB

Contribuer — enrichir la connaissance, pas seulement le jeu

Ce projet a deux objets. Le premier est d'apprendre aux enfants à reconnaître les fruits de leurs îles. Le second est de réparer un trou dans les communs numériques : ces espèces sont mal documentées, et leurs noms kréyòl le sont encore moins.

Ces deux objets se servent l'un l'autre. Chaque photo versée à Wikimedia Commons, chaque nom kréyòl inscrit sur Wikidata sert à ce jeu et à tous ceux qui viendront après — enseignants, chercheurs, autres jeux, moteurs de recherche, assistants.

L'inventaire des manques, mesuré et daté, est dans manques.md. Il est régénéré par npm run rapport:manques.

Note sur le jeu lui-même. Le jeu ne contacte aucun service tiers pendant qu'on y joue : c'est une règle du projet. Contribuer se fait donc en dehors du jeu, sur les plateformes ci-dessous. Le jeu affichera les manques et pointera vers elles par des liens ordinaires — il ne collectera jamais rien.


Ce qui manque vraiment — mesuré le 2026-07-27

Trois constats, du plus surprenant au plus prévisible.

1. Le kréyòl est absent des communs numériques

Sur les 13 espèces du projet, Wikidata enregistre 124 noms vernaculaires — 33 pour le fruit à pain, 22 pour la pomme d'eau, 12 pour la goyave, en chinois, en anglais, en portugais, en slovène. Aucun en kréyòl. Zéro sur 13.

Ce n'est pas une petite lacune de catalogue. Cela veut dire qu'aujourd'hui, un moteur de recherche, un assistant ou un chercheur qui interroge les données ouvertes du monde ne trouvera nulle part que ce fruit s'appelle kowosòl.

2. L'écorce est la vue qui manque partout

Sur les cinq vues pédagogiques et les 13 espèces, trois trous subsistent dans les fonds libres — et les trois sont des écorces :

espèce fichiers « écorce » trouvables sur Commons
mansiniyé — mancenillier 0
aki — akée 0
kénèt — quenette 1

Trois autres sont tout juste au-dessus du seuil : kowosòl, zikak et lorié-jòn, avec 3 fichiers chacune.

C'est cohérent avec la pratique : on photographie un fruit, rarement un tronc. Or l'écorce est l'un des quatre indices que le mode Kaché enseigne, et c'est souvent le plus fiable sur le terrain — un fruit n'est visible que quelques mois par an, un tronc toute l'année.

3. Le mancenillier est le plus mal servi, alors qu'il est le plus important

L'arbre le plus dangereux du littoral antillais compte 56 fichiers sur Commons, contre 1076 pour la goyave. Ses trois premiers résultats de recherche sont des gravures de 1780, 1816 et 1821. Aucune photographie moderne en tête de pile, aucune écorce.


Six gestes, du plus rapide au plus engageant

A. Inscrire un nom kréyòl sur Wikidata — 5 minutes, aucun matériel

Le geste le plus rentable du projet. Il ne demande ni appareil photo ni déplacement, et son effet dure.

  1. Créer un compte sur wikidata.org (facultatif mais recommandé).
  2. Ouvrir l'élément de l'espèce — les liens sont dans manques.md, par exemple Q1709343 pour le corossol.
  3. Ajouter le nom kréyòl à deux endroits :
    • l'étiquette en langue gcf (kréyòl gwadloupéyen) ;
    • la propriété P1843 « nom vernaculaire du taxon », valeur kowosòl, langue gcf.
  4. Enregistrer avec un commentaire du type « nom vernaculaire kréyòl gwadloupéyen ».

Important : n'inscrire que des noms dont on est sûr, dans la norme gwadloupéyenne, et de préférence après relecture. Les incertitudes du projet sont listées dans kreyol-a-relire.md — inscrire une graphie douteuse sur Wikidata la propage partout.

Si le code de langue gcf n'apparaît pas dans l'interface, le signaler dans une issue du projet plutôt que de rabattre sur un autre code : le kréyòl haïtien (ht) est une autre langue, et l'y mettre serait une erreur, pas un pis-aller.


B. Rendre trouvable une photo qui existe déjà — 10 minutes

La recherche Commons porte sur le texte des pages de fichier, pas sur le contenu des images. Une photo d'écorce de corossol dont la description dit seulement « Annona muricata » est, en pratique, introuvable pour qui cherche une écorce.

Une partie des trous mesurés dans manques.md sont donc des trous de description, pas de photographie. Les combler ne demande qu'un navigateur :

  1. Parcourir les fichiers de l'espèce (lien « tous les fichiers » dans manques.md).
  2. Repérer une photo dont le sujet réel — écorce, feuille, coupe, port de l'arbre — n'est pas dit dans la description.
  3. Compléter la description en français et en anglais : « écorce / bark », « feuille / leaf », « fruit coupé / cut fruit ».
  4. Ajouter la donnée structurée « représente » (depicts) et la catégorie de l'espèce.

Aucun droit d'auteur en jeu : on décrit, on ne modifie pas l'image.


C. Photographier ce qui manque — la contribution la plus utile

Priorité absolue : les écorces, et en premier celles du mancenillier, de l'akée et de la quenette.

Ce qu'une photo utile montre. Un cadre net, une lumière du jour, un seul sujet :

vue ce qu'il faut voir erreur fréquente
écorce une portion de tronc de près, à hauteur de poitrine, texture lisible photographier l'arbre entier
feuille une feuille isolée à plat, dessus et dessous, avec la nervure une masse de feuillage
coupe le fruit coupé net, graines et chair visibles un fruit croqué
fruit entier le fruit sur l'arbre, avec une échelle si possible un fruit sur une assiette, hors contexte
port l'arbre entier, silhouette dégagée un arbre pris dans un fourré

Sécurité — à lire avant de photographier les cinq plantes du module « Pa touché ».

Le mancenillier ne se touche pas, ne s'approche pas sous la pluie, et son bois ne se brûle pas. Il se photographie au téléobjectif, à distance, par temps sec. Les arbres sont signalés par une bande de peinture rouge sur le littoral martiniquais et guadeloupéen : cela lève tout doute d'identification et permet de garder ses distances. Aucune photo ne vaut une brûlure.

Ensuite, verser sur Wikimedia Commons :

  1. Assistant de versementuniquement ses propres photos.
  2. Licence : CC BY-SA 4.0 ou CC0. Voir le tableau des licences plus bas.
  3. Décrire en français et en anglais, en nommant la vue.
  4. Catégorie : Category:<Nom scientifique>, par exemple Category:Hippomane mancinella.
  5. Ajouter la géolocalisation si elle n'expose pas un lieu privé.

D. Observer sur iNaturalist ou Pl@ntNet — et bien choisir sa licence

Ces deux plateformes documentent la répartition et la saisonnalité, deux choses qui manquent au projet (le mode Sézon n'est aujourd'hui sourcé par rien). Elles alimentent GBIF, donc les données ouvertes mondiales.

Le point de licence, qui change tout. Mesuré sur le zikak en Guadeloupe :

plateforme licence des images observée conséquence pour le projet
iNaturalist ~93 % CC BY-NC utilisable, mais consomme l'engagement non commercial
Pl@ntNet CC BY-SA dans notre échantillon (jeu GBIF sous CC BY 4.0) pleinement réutilisable

Deux conseils qui découlent de cette mesure :

  • Sur iNaturalist, changez votre licence par défaut. Dans les paramètres du compte, la licence des photos est réglable une fois pour toutes. Passer de CC BY-NC à CC BY ou CC0 rend toutes vos observations pleinement réutilisables, sans effort supplémentaire. C'est probablement le réglage le plus utile que puisse faire un naturaliste amateur.
  • Pl@ntNet sert aussi à vérifier avant de publier. Photographier une feuille et laisser l'application proposer une identification est un bon garde-fou — à condition de la traiter comme un avis, pas comme une preuve. Une identification automatique reste une hypothèse.

E. Corriger le kréyòl, ou enregistrer une voix

Le projet écrit des noms en kréyòl sans avoir autorité pour le faire. Quatre questions sont posées publiquement dans les données et affichées dans le jeu : aki ou ake ? medsinyé ou medisinyé ? lorié-jòn ou lorye-jonn ? Et surtout : qu'appelez-vous pòm-dlo ?

Vous n'avez pas à être sûr, ni linguiste. « Chez nous on dit plutôt comme ça, mais je ne sais pas l'écrire » est une réponse utile — probablement la plus utile de toutes. Les variantes sont conservées avec leur source et leur commune, jamais écrasées : une variante est un usage, pas une erreur.

Pour la prononciation, préférez Lingua Libre à un envoi direct. C'est l'atelier d'enregistrement de Wikimedia : on choisit le kréyòl gwadloupéyen, on lit une liste de mots, et chaque prise part sur Commons sous licence libre — utile au Wiktionnaire et aux lexiques, pas seulement à ce jeu. 456 enregistrements en kréyòl gwadloupéyen y existent déjà, et trois de nos noms — gouyav, kénèt, zikak — s'y trouvaient avant que nous les cherchions.

Sinon, un téléphone dans une pièce calme suffit : le mot dit deux fois, naturellement, sans articuler exagérément « pour les enfants » — ils apprennent la langue telle qu'elle se parle.

Aucune synthèse vocale ne sera jamais utilisée, même provisoirement. Le locuteur conserve ses droits, est crédité nominativement, et peut demander le retrait à tout moment.

Reste à enregistrer : audio-a-enregistrer.md10 noms sur 13. Protocole complet : kreyol-participatif.md.

Une après-midi d'enregistrement vaut dix heures de développement.


F. Écrire sur Wikipédia

L'article français d'une espèce mentionne rarement son nom kréyòl, ses usages locaux ou sa saison aux Antilles. Ajouter un paragraphe sourcé est une contribution durable.

À noter : il n'existe pas de Wikipédia en kréyòl gwadloupéyen. Un projet est en incubation sur Wikimedia Incubator — y contribuer participe à le faire naître. Attention à ne pas le confondre avec la Wikipédia en créole haïtien (ht.wikipedia.org), qui est une autre langue.


Choisir la bonne licence

C'est le choix qui détermine si votre travail sera réutilisable. Il n'existe pas de « libre de droit ».

licence ce qu'elle permet recommandation
CC0 tout, sans condition idéale pour ce projet
CC BY 4.0 tout, avec attribution excellente
CC BY-SA 4.0 tout, avec attribution + partage à l'identique recommandée, celle du projet
CC BY-NC usage non commercial seulement ⚠️ acceptée, mais engage définitivement le projet
tous droits réservés rien sans autorisation écrite inutilisable

Pourquoi éviter le NC quand on peut. La clause non commerciale interdit aussi des usages que personne ne veut interdire : une école privée, une association qui vend un livret à prix coûtant, un éditeur de manuels scolaires. Elle empêche par ailleurs de mélanger l'image à une œuvre en partage à l'identique — d'où l'interdiction absolue de compositing dans ce projet (ADR 0001).

Si votre photo peut être en CC BY-SA plutôt qu'en CC BY-NC, elle servira à beaucoup plus de monde, pour exactement le même effort.


Comment une contribution revient dans le jeu

   vous photographiez, décrivez, ou nommez
                  ↓
   Commons · Wikidata · iNaturalist · Pl@ntNet
                  ↓
   npm run ingest:commons     (récupère métadonnées et licences)
   npm run rapport:manques    (recalcule ce qui manque encore)
                  ↓
   relecture humaine : vue assignée, valide → true, validateur nommé
                  ↓
   npm run validate:data      (la porte : refuse tout média non validé)
                  ↓
              dans le jeu

Aucun automate ne peut valider un média à votre place. Un script ne sait pas si une photo montre bien un zikak — la recherche Commons remonte d'ailleurs, pour la quenette, une photo de singe capucin en train d'en manger. La validation est un geste humain, nominatif, et le fichier de données enregistre qui l'a posé.


L'appel à la libération des données TRAMIL

TRAMIL est un programme de recherche sur la médecine traditionnelle caribéenne, hébergé par le SCD de l'Université des Antilles à Schœlcher. Sa TRAMILothèque — photographies, planches d'herbier, coupes microscopiques — est la meilleure ressource iconographique existante pour la flore antillaise.

Elle est aujourd'hui inutilisable. Constaté le 2026-07-27 :

  • le pied de page de tramil.net indique « © Copyright 2017 TRAMIL all rights reserved » ;
  • le lien « Legal notice » du site renvoie une erreur 404 — les conditions d'usage ne sont donc même pas consultables.

Un fonds financé par la recherche publique, sur un patrimoine collectif caribéen, sans licence lisible : le résultat est qu'il ne circule pas.

Ce projet ne prend aucun fichier TRAMIL et n'en prendra pas sans autorisation écrite. Il porte en revanche une demande, à deux niveaux :

  • la démarche individuellecourriers/tramil.md, une demande d'autorisation classique pour un usage précis ;
  • l'appel publiccourriers/appel-liberation-tramil.md, qui demande l'adoption d'une licence libre sur le fonds. À cosigner et à publier, si le porteur le juge opportun.

Le second n'est pas une attaque contre TRAMIL : c'est une demande adressée à une institution dont le travail mérite d'être diffusé, et qu'une licence absente empêche de diffuser.


Signaler sans contribuer

Voir une erreur est déjà une contribution. Une photo qui ne montre pas la bonne espèce, un nom kréyòl mal orthographié, une saison fausse, un indice botanique douteux : ouvrir une issue suffit.

Le projet préfère un signalement approximatif à une erreur qui reste. C'est particulièrement vrai du module « Pa touché » : sur les plantes dangereuses, un doute exprimé vaut mieux qu'une politesse.